MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE LES MOUSTIQUES !

Les moustiques et particulièrement le moustique tigre sont définitivement installés sur le territoire. La topographie (zones humides) et la situation géographique de la commune (en bord de Garonne) sont propices à son développement. La seule solution aujourd’hui pour réduire les nuisances est de l’empêcher de se reproduire : faire la chasse aux gîtes larvaires dans les points d’eau.

Les espaces publics sont traités tout au long de l’année mais 80% des gîtes de moustiques se situent sur des propriétés privées. Seules une lutte commune et une mobilisation générale, entre habitants et collectivités publiques, pourront contribuer à limiter leur présence sur le territoire, et pouvoir profiter des plaisirs de l’extérieur.  

Les agents du Centre de démoustication de Bordeaux Métropole spécialisés dans la lutte contre les moustiques interviennent sur les espaces publics et chez les particuliers, à leur demande. L’objectif :  rechercher les gîtes larvaires et conseiller sur les mesures à prendre. Pour contacter le Centre de démoustication de Bordeaux Métropole : https://formulaire.bordeaux-metropole.fr/moustique

Quels sont les différents types de moustiques sur la métropole ?

Le tigre, zone urbaine : se déplacent dans un rayon de 200m maximum. C’est un moustique typiquement urbain, la femelle pond dans une petite collection d’eau stagnante autour des maisons. Lui pique toute la journée. 80% des gites de moustiques tigre sont sur des propriétés privées. Ils aiment bien les composteurs car il y a des émanations de gaz et les haies pour se mettre à l’abri et se protéger des intempéries et des prédateurs. Ce ne sont pas des gites de reproduction.

Le moustique de zones humides : marais, sous-bois inondable, prairies inondables. Ils peuvent se déplacer sur plusieurs kilomètres, à la faveur des vents et de la végétalisation. Les femelles moustiques pondent sur un sol momentanément asséché. Les œufs éclosent après une submersion par les pluies. Celui-ci à une activité en soirée, vers 18h 20h, ou plutôt le matin.

Entretien avec Laurent Counil, chef du Centre de démoustication de Bordeaux Métropole « Brigade du tigre »

Que peut-on faire pour limiter la prolifération des moustiques ?

Cette année, nous connaissons un contexte météorologique particulier avec de fortes pluviométries et des alternances de chaleur propices à des remises en eau de gites larvaires et à des successions d’éclosion, essentiellement sur le domaine privé.

Quelles sont les erreurs à ne pas faire ?

On pense toujours qu’on n’a pas de point d’eau chez soi. Or, il y a les gouttières, la bâche, des déchets qui sont en attente pour la déchèterie. Le pire, ce sont des bidons à ciel ouvert pour collecter l’eau ou le collecteur d’eau pluviale non étanche.

Il faut que ces points d’eau soient inaccessibles à un moustique qui fait 5 millimètres, et que ce soit totalement étanche.

L’efficacité des pièges à moustiques vendus dans le commerce n’a pas été prouvée de manière scientifique. Pour les administrés qui le souhaitent, on trouve dans le commerce du film anti-moustiques à base de silicone pour rendre étanche les réservoirs d’eau.

Quelles sont les actions spécifiques faites sur Bègles ?

Le traitement anti larvaire sur les zones humides publiques est fait de janvier à décembre, toute l’année, avec un suivi régulier. Nous proposons également de faire le tour des jardins de particuliers pour les aider à identifier les différents gites larvaires, afin qu’ils mettent en place des actions pour éliminer les moustiques. Aujourd’hui, le moustique tigre est installé définitivement sur notre territoire. La lutte contre le moustique passe par la mobilisation sociale !

Qu’est-ce le Centre de démoustication de Bordeaux Métropole ?

Nous sommes là pour réguler les populations de moustiques sur Bordeaux métropoles et sur Bègles précisément, sur le domaine public exclusivement. Nous sommes 11 agents. On a 4 grands axes d’interventions : la surveillance anthropologiques (prospection des zones humides, prélèvements dans les marais, identifications des larves observées, traitement anti-larvaires à partir d’un produit d’origine biologique (BTI : bacille de thuringiensis, souche israelensis), homologué en tant que larvicide (pas de toxicité pour la faune et la flore). Par pulvérisation par voie terrestre. Et contrôle de l’efficacité des traitements et capture d’adultes afin de déterminer les espèces nuisibles.

Vous avez aussi pour mission de répondre aux signalements des habitants ?

En effet, nous répondons aux signalements des administrés, l’expertises, le conseil des gestes simples pour limiter la prolifération des moustiques urbains. Nous pouvons nous déplacer afin d’accompagner les personnes dans les actions à mettre en place.

Nous mettons en place un formulaire contact ou via le site internet de Bordeaux Métropole. Nous traitons les plaintes. Quand une personne nous contacte, nous la rappelons et nous évaluons le signalement. Nous aidons la personne à faire l’inventaire de tous les points d’eau susceptibles d’accueillir des larves. Si nécessaire, nous pouvons nous déplacer. Mais il n’y aura aucun traitement contre le moustiques adultes car la législation ne nous y autorise pas. Cela s’apparente à de la désinsectisation et ces traitements sont toxiques pour l’environnement.