La Méthode

Le développement durable à la béglaise
un esprit, une méthode

Les équipes municipales élues depuis 1989 sont porteuses d’une démarche de développement durable qui s’est donnée d’emblée pour objectif  l’affirmation d’un nouvel espace démocratique.

Considérant la ville comme un bien commun, les choix relatifs à la vie de la Cité se doivent d’être fait dans l’intérêt de tous et partagés avec les citoyens béglais.

In fine la politique locale de développement durable ne pourra réussir qu’avec les béglais.

S’inscrire dans une démarche de démocratie participative telle qu’elle a été voulue dès le premier mandat du Maire, ne peut néanmoins se décréter mais  relève bien d’un apprentissage de tous, élus, techniciens et administrés pour consolider et élargir le dialogue, enrichir et diversifier les pratiques et les outils de concertation, et dans certains cas aller vers la co-production des  projets .

Les grandes étapes, les avancée

La sensibilisation, le dialogue, l’implication des forces vives de la commune est un chantier long, patient et exigeant dont la progression s’est traduite par des initiatives multiples et innovantes qui se sont enrichies au fil des années,  et ont trouvé un véritable ancrage local :

La structuration du dispositif d’information et de communication, condition préalable pour un débat informé : ont été successivement crées des supports réguliers d’information sur la vie Béglaise et l’action municipale dans tous ses domaines de compétence ( le magasine « à la Béglaise » auquel est venu s’ajouter le site internet de la ville), des supports d’information plus ciblés sur les projets publics (comme « les Bains »pour la rénovation de la piscine, « le courrier de l’ORU» , le guide du relogement et la maison de l’ORU pour le projet Terres Neuves …) et privés.

La mise en place progressive de services accessibles et proches des béglais  à travers la création dans un premier temps (1996/1998) du Forum des services, du Bureau Information Sénior, et plus tard(2006) du Centre Social et Culturel de l’Estey  a contribué à faciliter l’information et le dialogue avec les plus isolés.

Tous les grands projets de la ville font l’objet de réunions publiques d’information/concertation et

depuis quelques années la Ville a instauré une obligation des maîtres d’ouvrages à organiser une réunion publique pour toute opération de plus de 10 (6 ?) logements.

La mise en place d’instances participatives visant la mobilisation des béglais de tous âges et tous quartiers : le Conseil Municipal des Jeunes, le Conseil des Sages, les Comités de Quartiers, les Conseils d’Arrondissement dotés d’un budget participatif de 10 000€ gérés en autonomie, les ateliers extra-municipaux (sur la rénovation de la piscine, l’éducation, le culture, le développement durable…)

L’engagement  d’une politique de sensibilisation à travers la création du service éco-citoyenneté  en 1998 qui mettra en œuvre et accompagnera les actions d’éducation au développement durable (actions de sensibilisation aux gestes éco-citoyens, manifestations dans le cadre de la semaine du développement durable, de la semaine de la Solidarité Internationale sur le thème du changement climatique…) jusqu’en 2008 où il sera intégré à la cellule de développement durable

La refonte (rénovation, modernisation ?) des modes de gouvernance sous l’impulsion de l’ORU : l’ambition de travailler de front l’urbain, le social, l’économique, le culturel et l’environnemental avec l’ensemble des acteurs locaux et des habitants, ainsi que l’échéancier à respecter pour bénéficier des aides de l’Agence de Rénovation Urbaine (ANRU) ont imposé une nouvelle organisation politique et technique et la formalisation de nouvelles méthodes de conduite de projet décloisonnée (création d’une direction de projet, d’un groupe   suivi ORU associant élus et chefs service en charge des différents volets du projet de rénovation urbaine, d’un groupe de suivi habitants…), l’apprentissage collectif de nouvelles pratiques de concertation (Atelier de Gestion Urbaine de Proximité, Atelier Mémoire et Vie de Quartier, …), l’expérimentation de nouveaux outils de dialogue avec les habitants (Apéros mémoire, Théatre-débat, tournage de court-métrage, préparation de la démolition des tours…), la formalisation d’outils de suivi-évaluation (référentiel de pilotage, planification temporelle et budgetaire, analyses des risques pour le suivi des actions…).
Enfin, les voyages à la rencontre d’autres expériences ont été organisés permettant aux  élus, techniciens et habitants de s’informer et se former ensemble.

Une approche globale et décloisonnée élargie progressivement à tous les projets municipaux : à partir de 2008, une organisation politique et technique plus transversale est mise ne place dans le sillage de l’ORU et appliquée à l’ensemble des projets de la ville. Un élu en charge du développement durable est nommé, un poste de chargé de mission développement durable rattaché à la Direction Générale des Services est crée et une cellule de développement durable est mise en place, chargée de suivre l’ensemble des projets au niveau de la ville. Chaque projet est questionné sur les réponses qu’il apporte sur le plan social, économique, environnemental.

Le lancement en 2009 de la démarche Agenda 21-Plan Climat Energie à travers laquelle il s’agira de favoriser la visibilité et la compréhension de l’action publique et de construire une vision partagée des enjeux de développement dans le but de conduire la communauté béglaise (l’ensemble des forces vives et des habitants) à des pratiques plus durables et solidaires.

La construction de l’Agenda 21-Plan Climat Energie est le fruit d’une élaboration collective qui a associé élus, services, acteurs économiques, associations et habitants dont les réflexions ont guidées par des questionnements différents selon les étapes :

> 1ère étape, le diagnostic partagé : quels sont nos atouts et nos faiblesses en matière de développement durable à Bègles et sur quoi doit-on progresser ?
> 2ème étape, la stratégie de développement : quels sont nos objectifs prioritaires face aux constats posés ?
> 3ème étape, le programme d’action : quelles solutions pratiques imaginer pour atteindre nos objectifs ?
> 4ème étape, la mise en œuvre et le suivi des actions : quels résultats, quelles améliorations pour aller plus loin et si possible à un moindre coût ?

L’originalité et l’efficacité de la démarche de Développement Durable à la Béglaise relayée par l’Agenda 21 tient autant à :

.  l’engagement des élus et des services qui a conduit pas à pas à la construction d’une culture commune fondée sur de multiples expériences partagées, bilans tirés des réalisations, confrontations aux points de vues d’experts, l’ouverture sur d’autres expériences dans d’autres villes…
.  la structuration en parallèle d’une organisation ad hoc et l’enrichissement progressif et pragmatique des outils de conduite et de suivi des projets,
.  la dynamique participative qui se consolide, évolue au fil des projets, au fur et à mesure qu’émergent de nouveaux enjeux, enrichit la vie béglaise de nouvelles idées et trace le chemin d’une citoyenneté active


Les orientations, les perspectives

L’agenda 21 devient l’outil privilégié pour accompagner et encourager les changements de comportements individuels et collectifs.

Il constitue un outil pour soutenir ce processus de changement initié de longue date, tout en donnant un cadre pour évaluer, inventer, expérimenter de nouvelles pratiques.

Les projets à l’échelle de la commune et de l’agglomération (Le tramway, Euratlantique, la LGV) vont donner une nouvelle envergure à la concertation et à la réflexion prospective pour dessiner le Bègles de demain. Un dispositif d’information et de concertation spécifique se met en place (Atelier prospectif de concertation publique sur les déplacements/Grand conseil Consultatif destiné à définir les orientations d’aménagement autour du tram ) pour poursuivre, renforcer et élargir le dialogue citoyen.

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